mood

Avoir une hernie discale et une tendance à éternuer à tout bout de champs = le combo de la mort. Je ne rigole pas, c’est l’horreur. En tout cas mon corps me fait bien comprendre que ça suffit. Que mon esprit en a plein le dos. Les bons jours je passe les deux premières heures de la journée bien rouillée. Les mauvais jours j’ai mal partout, même la nuit, les jambes, les fesses, le dos, tout y passe, avec des sensations diverses, paresthésie, sciatique, merci bisou au revoir. Le message est clair : stop. En 2018 c’était dit gentiment, en 2019 le ton est monté, en 2020 le doute n’est plus permis. Stop.
Je me demande à quel point ça a influencé mes réflexions et la mise en route de mes projets. Ca joue, c’est clair. Que ce soit d’un point de vue purement pratique (impossible de continuer à passer mes journées assise dans une position qui au mieux me dérange et au pire m’est insupportable), comme d’un point de vue plus profond (j’en ai plein le dos et il est temps d’arrêter de prendre sur moi encore et encore, prendre sur moi encore et toujours, merde).
Le truc c’est, est-ce qu’on est sur Terre, est-ce qu’on vient au Monde, pour prendre sur soi sans cesse, pour rester dans des situations où ça ne va pas, qui ne nous sont pas satisfaisantes, qui ne nous nourrissent pas, qui nous donnent le sentiment de gâcher un potentiel, une vocation, etc… ? La réponse est bien évidemment : non. On est pas forcément non plus sur Terre pour sauver l’humanité hein, pour faire des trucs héroïques, pour accomplir une mission divine ou que sais-je encore. C’est possible, mais pas obligatoire. Par contre, on est au minimum sur Terre pour y vivre selon ce qu’on est, ce à quoi on aspire, on vient au Monde pour jouir de chaque instant autant que possible, pour aller là où on se sent appelé·e, on est là chaque jour, au fil du temps, peut-être juste pour profiter de cette chance, de ce hasard, de ce destin, de ce truc étrange, qui fait qu’une vie nous est offerte, et qu’on peut en faire un truc chouette, avec ce qu’on a et ce qu’on est.
Je sais pas si c’est très clair ce que je raconte. Mais bref, ces problèmes de dos ne sont pas anodins, mon corps me hurle combien mon esprit n’en peut plus que je prenne sur moi pour des causes qui ne sont pas les miennes, alors qu’aujourd’hui je sais très bien, au fond, qui je suis et où est ma place – en tout cas où elle n’est pas / plus, et quelles voies peuvent m’être 1000 fois plus nourrissantes, valorisantes, inspirantes. Je suis là. Je suis. Chaque jour est la possibilité d’apprendre, de créer, de partager, de rire, même si oui pour ça il faut aussi travailler un peu à défaire des schémas qui ne sont pas / plus les nôtres, je crois que ça vaut le coup. Et puis d’où l’intérêt justement de ne pas gaspiller son temps et son énergie pour des affaires qui ne sont pas les nôtres.

Malgré les quelques trucs toxiques que j’ai encore à nettoyer, j’ai une chance inouïe : j’ai trouvé ma famille du cœur, je vis avec l’un d’eux. Iels me guident dans la bonne direction. Pas en faisant les pas à ma place, mais en me montrant leur chemin, en le laissant ouvert à mon intention, en laissant leurs possibles à ma disposition, en m’offrant leurs outils, et c’est moi, partant de là, qui réalise que c’est mon chemin aussi, que ça l’a toujours été, que c’est ce que j’ai toujours cherché en traversant le pays de part en part comme un oiseau égaré, et c’est moi qui y avance, avec elleux, à ma manière.

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